1°- Plus de 1250 SSA (sites sensibles aux avalanches), attendent, depuis leur identification réalisée par le Cemagref en 2004 (liste non exhaustive), d'être intégrés dans les PPR des 115 communes de montagne concernées. Ils doivent, sans doute pour une très large partie d'entre eux, concerner des zones jaunes ou zones d'AMV (aléa maximum vraisemblable). Les Préfets des 6 départements en cause sont informés de cette situation. A eux de mettre en oeuvre dans les meilleurs délais (les avalanches n'attendent pas) les PPR adéquats dans le cadre de la nouvelle réglementation appliquée pour Chamonix et Les Houches en mars 2010 (zones d'AMV cartographiées en zones jaunes).
L'AIRAP agit de son côté pour le leur rappeler. Elle agit aussi auprès des mairies concernées.
2°- Le PPR de Chamonix a été signé le 26 mars 2010.
La DGPR, parallèlement à cette signature, avait décidé de nommer une Commission de trois experts, incluant l'expert de l'AIRAP, M. Richard Lambert, pour "revisiter" la quarantaine de couloirs contestés par l'AIRAP depuis septembre 2007 à la suite de l'enquête publique. Ces couloirs avait été indiqué par l'expert en avalanches, M. Richard Lambert dans le cadre du rapport réalisé par lui pour l'AIRAP et remis au commissaire enquêteur.
Cette Commission devait être mise en place pour le 30 avril 2010 par la DGPR, avec l'accord du Cabinet du Ministre (M. JP Borloo). Le Préfet et l'AIRAP en avaient été informés par cette même DGPR. Le maire en avait été informé à son tour par le Préfet dès décembre 2009.
Courant avril 2010, la nomination de cette Commission, sur instruction du Cabinet du MEEDDM, a été suspendue.
On imagine les conséquences, lourde en terme de responsabilités dans l'hypothèse d'un drame à Chamonix, tant pour le Préfet, signataire d'un PPR dont il connaissait donc les insuffisances et pour la DGPR, convaincue qu'il y avait effectivement lieu de revoir cette quarantaine de couloirs puisque la décision avait été prise par elle de le faire. Quand au Maire, informé de cette décision et de sa remise en cause, le voilà désormais contraint de réagir en urgence auprès de l'Etat qui doit afficher le risque et qui a décidé sciemment de ne pas le faire.
Là encore, l'AIRAP va poursuivre ses actions.

Quelques informations intéressantes sur l'origine du "lectorat" du site internet de l'AIRAP
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